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Un vrai château, une reine et un dragon cachés dans Paris

  • 23 déc. 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 avr. 2023


La légende raconte qu'au 3e siècle, un dragon se baladait dans Paris pour terroriser les prostituées. L'évêque Marcel aurait pris son courage et sa crosse d'évêque à deux mains et donné un grand coup sur le dragon, le tuant et protégeant ainsi les filles de petite vertu de la capitale.

Enterré dans ce qui était à l'époque un village de banlieue, Marcel, devenu Saint, donna son nom à son cimetière, première nécropole chrétienne de la région.

Et c'est justement à cet endroit qu'un mystérieux bâtiment prétendument du Moyen-Âge, attire aujourd'hui la curiosité du promeneur. A la toute fin du XIIIe siècle, soit mille ans après Marcel et le dragon, la fille de Saint-Louis, Blanche de France, aurait fait construire un petit château (ou agrandi un pavillon construit par sa mère, les historiens ne sont pas sûrs) à l'emplacement de l'ancienne nécropole.

Après moult péripéties, au XVe siècle, le château est finalement rasé. C'est à la même période que la famille Gobelin s'installe dans ce secteur. Cette famille de teinturiers s'intéresse notamment à l'eau de la Bièvre qui coule à cet endroit (et qui est aujourd'hui une rivière souterraine). Un siècle plus tard, le succès de la manufacture des Gobelins est tel que la famille fait entièrement reconstruire le château mais dans le style de l'époque. Au gré des fortunes et infortunes, l'ensemble immobilier est vendu et revendu, passe de mains en mains, et il y a du monde sur la corde à linge.

Chaque propriétaire y apporte sa touche, qui une tour, qui une cour, qui une porte cochère, qui une galerie couverte. Et l'ensemble continue d'être appelé "hôtel de la Reine Blanche", sans que quoi que ce soit de ladite reine ne subsiste.

Au XIXe siècle, le village de Saint-Marcel est rattaché à Paris, dans ce qui devient le 13e arrondissement. Après un incendie volontaire pendant la semaine sanglante en 1871, une partie du bâtiment est détruit puis reconstruit à l'identique.

Aujourd'hui divisé en appartements, cet ensemble reste habité... pas uniquement par l'esprit de la Reine Blanche et de la famille Gobelin.

Pour voir l'îlot de la Reine Blanche, rendez-vous au 4, rue Gustave-Geffroy, dans le 13e.

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